Le mécanisme des permis négociables

A développer

Le protocole de Kyoto est un protocole visant à réduire les émissions de CO2 au niveau mondial. Son concept repose sur le mécanisme des permis négociable. Grosso modo, chaque pays dispose d’un quota d’émissions de CO2, et les pays vertueux, polluant moins que prévu, peuvent revendre leurs droits aux pays moins vertueux. Le principe peut choquer (gagner de l’argent en vendant le droit de polluer) mais est très sain. Reposant sur l’esprit capitaliste, le mécanisme des permis négociable est un système de marché de permis d’émission, qui permet aux pays plus vertueux de vendre des émissions aux pays moins vertueux. Le but est double :

– Encourager financièrement les pays à être « vertueux » et pouvoir revendre des crédits carbone.
– Permettre d’accélérer les émissions de gaz à effet de serre là où c’est le plus facile avec le mécanisme dit de développement propre (MDP).

Le MDP: explications

Voici le concept appliqué à la vie de tous les jours. Imagineons 2 familles de 4 personnes: les Smithes et les Jones. Les Smithes rejettent 40 tonnes de CO2 par an  quand les Jones ne rejettent eux « que » 20 tonnes de CO2. Le protocole de Kyoto souhaite que ces 2 familles limitent leurs rejets à 55 tonnes de CO2 par an au lieu de 60, et donne disons 30 tonnes de droits aux Smithes et 25 tonnes de droits aux Jones.

Plusieurs solutions sont possible:

– Les Smithes réduisent leurs émissions de CO2 de 10 tonnes de CO2 par an pour rester dans les clous

– Les Smithes réduisent leurs émissions de CO2 de 5 tonnes de CO2 par an, et achètent les 5 tonnes de droits inutilisés aux Jones. Ainsi, les Jones sont récompensés financièrement pour leur sobriété énergétique

– Les Smithes n’arrivent pas à réduire leurs émissions de CO2, et souhaitent acheter 10 tonnes de CO2 aux Jones. Les Jones, très écologistes mais aussi opportunistes, vont réduire leurs émissions de co2 de 5 tonnes (20 tonnes -> 15 tonnes) afin d’augmenter leur excédent de CO2 de 10 tonnes qu’ils revendront aux Jones

Synthèse

Quelle que soit le cas de figure, la nature s’en sort mieux (réduction des émissions de CO2) et les Jones sont financièrement récompensés pour leur vertu, les Smithes puni pour leur gloutonnerie énergétique. Le MDP permet donc de rétablir le principe pollueur/payeur en intégrant une partie des externalités négatives de la pollution sous forme monétaire, afin de permettre de diminuer les émissions de CO2 au niveau mondial à moindre coût.

Cet article est désormais terminé. J’espère qu’il vous a plu et bonne visite sur Eco-Malin.com

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