Biocarburants végétaux

Les carburants de première génération ne sont pas la solution au tout-pétrole en tant que tel. En cultivant du colza et du maïs, il faudrait couvrir 5 milliards d’hectares*, soit… 3 fois plus que toutes les terres cultivées de l’ensemble de la planète. Impossible. Pire: couvrir ne serait-ce qu’une partie des terres arables en colza ou en maïs pour produire des biocarburants fait diminuer mécaniquement la production agricole, ce qui fait augmenter (loi de l’offre et de la demande oblige) les prix agricoles, au détriment des consommateurs des pays pauvres. Ce n’est pas purement théorique, le Mexique a notamment souffert de la hausse du prix des tortillas, aliment de base de beaucoup de Mexicain en 2007 – en raison de l’engouement des biocarburants aux USA.

Biocarburants de troisième génération

Les biocarburants à partir d’algues, algocarburant, sont dits de « troisième génération ». C’est grâce à des rendements 30 à 100 fois plus élevés qu’avec des plantes classique que les oléagineux terrestres pourraient permettre une production de masse (par exemple pour l’aviation), sans déforestation massive ni concurrence avec les cultures alimentaires. 1,6 millions de km² (moins que l’Algérie) de cultures de micro-algues permettraient à l’humanité de se passer du pétrole*.

Biocarburant

Un biocarburant aussi appelé agrocarburant, est un carburant produit à partir de matériaux organiques provenant de la biomasse. Les biocarburant sont donc, au contraire des carburants fossiles, durable, ce qui ne signifie pas écologique : leur production pouvant potentiellement entraîne déforestation, consommation d’engrais…Il existe actuellement deux filières actuellement : la filière huile et dérivés (biodiesel) (voir rouler à l’huile) et la filière alcool, à partir d’amidon, de cellulose ou de lignine hydrolysés. Il existe trois générations de biocarburants comme nous allons le voir au cours de cet article.

Bilan environnemental des biocarburants

Le bilan environnemental des biocarburants comporte trois aspects principaux : économiser les énergies fossiles pour ne pas remettre en cause notre mode de vie; limiter le réchauffement climatique afin de préserver l’environnement dont l’Homme est part intégrante, et diminuer la pollution locale, notamment dans les centre-villes des grandes agglomérations qui souffrent le plus de la pollution. Cet article vous donne plus d’informations sur le bilan environnemental des biocarburants.

Bilan économique et intérêt géostratégique des biocarburants

Les biocarburants représentent, une source supplémentaire de carburants, ce qui est bien pour l’indépendance énergétique, permettant d’éviter d’être dépendant de pays « peu stables » (Russie, OPEP…). Cela étant, ils posent le problème de la production alimentaire : une voiture consomme autant en énergie que les besoins alimentaires de 4 à 5 personnes… Les terres arables sont en quantité limitées… Pour limiter de 20% la consommation de pétrole, on peut au choix décider de consacrer 100% des cultures Françaises pour les biocarburants (quid de la production alimentaire ?), ou améliorer les rendements des moteurs, enseigner la conduite souple…

L’alimentation

On pense peu à l’alimentation quand on parle d’écologie, mais la production alimentaire contribue à 20% des émissions de GES en France, c’est-à-dire que l’agriculture surpasse largement les émissions des seules voitures de tourisme et arrive en tête à tête avec le secteur des transports, ou encore de l’industrie. Avec quelques bonnes habitudes, vous allez apprendre dans cet article à manger mieux, moins cher, tout en conservant sa ligne, et en polluant moins.

Prérequis – méthode Clean Driving

La méthode Clean Driving consiste à conduire de façon efficiente, pour limiter la pollution, les risques d’accident, l’argent nécessaire pour l’entretien et le plein de votre voiture, votre stress, gagner du temps et en confort… Rien de miraculeux, mais appliquer cette méthode vous aidera à la fois à faire des économies de carburant (donc gains d’argent et gain environnemental) et à conduire en étant plus zen (plus de risques de PV, conduite souple…). Sympa non? Alors voici mes premiers conseils sont très simples à appliquer pour une conduite plus écologique. Ces conseils ne nécessitent qu’une quinzaine de minutes tout au plus à être mis en place 😉

Le pain : base de l’alimentation française

Le pain est une composante indispensable de tous nos repas, à nous, français. Tartines de pain beurrées et confiturées, mouillettes, croutons, sandwichs ou encore larges tranches trempées dans la soupe ou clairsemées de fromage… Il fait partie intégrante de la cellule familiale, de notre patrimoine et de notre identité. Le pain qui nous caractérise le mieux est la fameuse baguette. Mais saviez vous que fabriquer une baguette de pain blanc revient entre autre à acheminer de la farine de l’autre bout de la France ou l’importer d’autres pays, donc d’occasionner une forte pollution, à consommer bon nombres d’additifs que nous ne soupçonnons même pas, et également à se nourrir d’une farine dévitalisée car trop raffinée ?

Bâtiment à basse consommation

Un bâtiment dit à « basse consommation » est un bâtiment consommant moins de 50 Kwh/m2/an en énergie primaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire, la ventilation, l’éclairage et le rafraîchissement. Ce type de bâtiment peut bénéficier du label BBC (Bâtiment Basse Consommation) délivré par un organisme de certification. Les bâtiments basse consommation constituent un progrès indéniable, quand on sait que les bâtiments construits dans les années 1970-1980 consomment autour de 250 à 400 Kwh/m²/an, soit 5 à 8 fois plus que les bâtiments à basse consommation. Ce serait même dans le bâtiment que se trouvent les plus gros gisements d’économie d’énergie en France. Voici quelques exemples de bâtiments à basse consommation en France

L’avion solaire

Les avions sont très polluants. Un avion récent consomme autour de 3 litres/100 km par passager quand il est bien rempli. Cela signifie qu’un avion bien rempli de 300 personnes rejettera sur un Paris/New York (5 800 km) 125 tonnes de co2… Pourquoi ne pas faire voler un avion aux biocarburants de seconde ou troisième génération (algocarburants)? Ou encore à l’énergie solaire, qui est une énergie propre et inépuisable ? Et bien… les avions solaires existent à l’état de prototypes depuis 1974 (source) et un projet encore plus ambitieux est en cours de développement. Bien sûr, ce n’est pas demain la veille que vous pourrez prendre un gros Airbus solaire, mais l’innovation dont je vais vous parler a au moins le mérite de pousser la réflexion sur les progrès technologiques au service du développement durable.