Ne pas confondre pollution et réchauffement climatique

Souvent, quand on parle de pollution, on dit que ça va réchauffer le climat. C’est souvent vrai, mais aussi un raccourci trop simpliste que d’assimiler pollution et réchauffement climatique. Voici pourquoi.

La pollution ne se résume pas aux gaz à effet de serre

On nous parle souvent du co2, mais le co2 ne représente « que » 55% des émissions de gaz à effet de serre par les humains. Il ne faut pas oublier les 45% restants, dus aux émissions de méthane (20 fois plus puissant que le co2), au dioxyde d’azote (296 fois plus puissant)… Les vaches émettant beaucoup de méthane, manger du bœuf contribue intensément au réchauffement climatique : 1 steak de 100 grammes = 10 kilomètres en voiture.

Même pour les gaz à effet de serre, émettre de COne signifie pas contribuer au réchauffement climatique (et inversement)

Le réchauffement climatique vient de l’émission de co2 issu des énergies fossiles. Ainsi :

– Se chauffer à l’électricité contribue au réchauffement climatique si l’électricité est produite avec du charbon par exemple (même si aucun polluant ne sort de votre maison)
– Se chauffer au bois ne contribue pas au réchauffement climatique, car le COémis a été absorbé au préalable par la plante lors de sa croissance. Bien qu’elle émette beaucoup de CO2, une telle maison ne pollue pas. En France en tout cas. Dans les pays émergents, c’est une autre paire de manche. En effet, entre la déforestation et le co2 relâché dans l’atmosphère lors de l’assèchement des tourbières, le chauffage au bois peut être un véritable calamité (cf Haïti, où plus aucune forêt n’empêche l’érosion des sols). En savoir plus sur le chauffage au bois

Les fausses bonne solution: l’exemple de la voiture électrique

Il faut dès lors faire attention aux fausses bonnes solutions. On nous parle souvent de la voiture électrique. Une voiture électrique diminue de façon évidente les émissions de polluants dans les centres-villes et limite les maladies respiratoires, mais cela ne garantit en rien un succès pour la planète. Si l’électricité consommée est produite avec du charbon, les voitures électriques aggravent même le problème.

Sans même parler du bilan de la batterie tout au long de son cycle de vie, et du fait que le lithium est un minéral.  Lire aussi: voitures électriques: pour ou contre

A l’inverse, rouler avec du biocarburant de troisième génération (bio-algues) ne résoudrait pas le problème de la pollution au niveau local (émissions de polluants), mais au niveau global améliorerait la situation. Au niveau des transports, cela donne par exemple :

Aucune solution n’est idéale : même une énergie propre au niveau local et global ne l’est pas à 100% : en l’état actuel, l’éolienne nécessite du métal, produit à base de minerais de fer qui est transformé en acier grâce à des aciéries qui tournent au charbon… Et il faudrait environ 125 000 éoliennes de 2 MW pour produire l’équivalent d’une centrale nucléaire. Et comment faire lorsqu’il n’y a pas de vent ?

Des solutions au réchauffement climatique existent tout de même :

– Améliorer l’efficience des voitures, avions, chauffage, mieux isoler…
– Développer les énergies renouvelables par des subventions
– Instaurer une taxe carbone qui augmente chaque année
– Réserver les énergies fossiles aux secteurs où ils sont difficilement remplaçable en l’état (aérien…) et cesser leur utilisation là où ils sont facilement remplaçable (chauffage…)

C’est bien beau, vous allez me dire qu’on ne peut pas agir ? Ben si : il suffit de rendre le développement durable plus rentable que le développement non durable : taxes, subventions…

Cet article est désormais terminé. J’espère qu’il vous a intéressé et bonne visite à vous sur Eco-malin.com

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