L’économie circulaire – Partie 1

Avec l’essor de la conscience écologique, de plus en plus d’entreprises adaptent leur processus de fabrication pour répondre à cette demande :

– Produits issus du commerce équitable

– Produits AB (agriculture biologique)

– Produits issus de produits recyclés (pulls faits à partir de bouteilles en plastique recyclé…).

– Etc.

D’un premier regard, on pourrait penser que ce type de changements va dans la bonne direction (celle du développement durable), mais à y regarder de plus près, ce type de nouveaux produits n’est guère plus écologiques que les produits conventionnels. Beaucoup de produits se voulant « verts » sont avant tout la conséquence d’une politique marketing utilisant l’écologie pour mieux vendre leurs produits. Du greenwashing en clair.

Alors, comment faire pour mieux consommer au quotidien et être plus écologique ? C’est ce que nous allons voir maintenant au travers de deux modèles de consommation différents : le modèle traditionnel et le modèle écologique.

Modèle 1 : Modèle de consommation traditionnel.

Le modèle de la consommation traditionnelle dit que lorsqu’un consommateur a un besoin, il achète un produit, puis une fois qu’il n’a plus besoin de ce produit (produit cassé, obsolète ou devenu inutile), il n’a plus qu’à le jeter puis retourner au centre commercial acheter un nouveau produit répondant à ces nouveaux besoins.

modele-de-consommation-tradionnel

 

Le problème de ce modèle, c’est que tout produit acheté finit à la benne à ordures à plus ou moins long terme.

– D’un côté, les achats à répétition provoquent une surconsommation de ressources naturelles (matières plastiques, terres rares…)

– De l’autre côté, le volume de déchets finissant à la poubelle ne cesse de gonfler (actuellement, un Français jette 360 kg de déchets ménagers par an), déchets dont on ne sait que faire (seuls 15-30% des déchets sont recyclés, le reste étant incinéré ou mis en décharge)

Pour limiter leur empreinte écologique, les consommateurs dans ce modèle ont certes quelques leviers à leur disposition, comme acheter une voiture moins gourmande en carburant, des produits dans de grands conditionnements, des produits bios…

Mais on le voit : si ces actions sont bien (mais vaut agir peu que pas du tout), cela ne remet pas en cause le système d’ultra-consommation générateur de montagnes de déchets.

Si agir à votre niveau est bien, ce n’est qu’en revoyant le système de consommation dans son ensemble (le processus) que l’on pourra aboutir à un développement plus durable. Mais comment faire ? Suivez le guide.

La notion d’économie circulaire

Beaucoup de personnes pensent que l’écologie consiste à réduire ses déchets et sa consommation en énergie au maximum. Bien sûr, produire moins de déchets va dans le bon sens, mais il ne faut pas se tromper de voie. Chaque jour, la Nature produit d’innombrables quantités de déchets (cadavres d’animaux morts, végétaux morts, rejets de soufre dans les volcans…) dans la nature, bien plus que l’Humanité ne produira jamais.

La seule différence entre l’Homme et la Nature, c’est que la Nature recycle 100% de ses déchets. Un animal mort sera mangé par des animaux nécrophage, les déjections d’animaux seront recyclés en humus/matière organique… Bref, la nature est circulaire (un déchet devient une ressource qui devient un déchet qui devient une ressource…) alors que l’économie humaine est linéaire (une ressource devient un déchet qui restera à jamais un déchet).

La conséquence de cela : le développement durable ne consiste pas à revenir à l’âge de pierre, mais simplement à traiter au moins autant de déchets que l’on ne consomme de ressource, dit autrement à avoir un taux de recyclage d’au moins 100%. On en est loin.

Modèle 2 : Modèle de développement durable raisonné

Le taux de recyclage n’étant pas encore à 100%, le modèle de développement durable consistera à limiter les déchets au maximum (rendre au maximum l’économie circulaire). Mais comment faire ? Sachez qu’il existe trois grands moments clés dans le cycle de vie d’un produit. Les voici :

  1. Se procurer le produit dont vous avez besoin
  2. Utilisation du produit
  3. Se débarrasser du produit dont vous n’avez plus besoin

Intéressé? Vous découvrirez dans la prochaine partie de ce dossier comment faire pour limiter au maximum votre empreinte écologique au cours de ces 3 moments clés. Lire la suite

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