Tout est lié… l’effet papillon

Tout est lié sur Terre. La Terre est une gigantesque matrice où les acteurs (géologie, végétaux, animaux…) interagissent entre eux. Modifier un petit quelque chose modifie tout. Quelques exemples: tuer un prédateur entraîne la prolifération de ses proies (rongeurs…) qui ravagent les champs et les cultures. Pêcher trop de thons rouges provoquent une prolifération de méduses, qui nuisent au secteur touristique et aux 2-3 millions d’emplois en France liés à ce secteur… Bref, l’environnement est un ecosystème, et toute approche de l’écologie doit se faire de façon holistique, c’est à dire appréhender l’environnement comme un tout. C’est ce que nous allons voir au cours de cet article.

Exemple #1: L’échec des biocarburants

En Malaisie, de nombreuses forêts primaires riches en biodiversité sont rasées pour faire place à des plantations de palme, dont l’huile peut servir à des fins alimentaires ou de biocarburants. Le problème: outre la perte de biodiversité, raser les forêts primaires pour les remplacer par des forêts de palmiers assèche les tourbières, qui rejettent d’énormes quantité de CO2. Selon certains experts, il faudrait au minimum 60 ans pour que les bénéfices des biocarburants soient supérieurs à l’utilisation des carburants pétroliers classique tant les tourbières rejettent du CO2… à cause de l’homme.

Exemple #2: Les barrages au brésil

Le Brésil est un pays qui a été extrêmement gâté par la nature. Sa population est très faible (200 millions d’habitants sur une surface grande comme plus du double de l’union Européenne) et ne manque pas d’eau. La conséquence de quoi: 86% de l’électricité Brésilienne est produite par des barrages hydroélectriques, une part supérieure à la part du nucléaire en France. La conséquence de quoi les Brésiliens rejettent très peu de CO2: 2 tonnes par habitant par an. A titre de comparaison, le Mexique, au niveau de développement similaire, pollue 2 fois plus que le Brésil.

Mais on a récemment découvert qu’il ne suffit pas de construire des barrages pour avoir de l’électricité 100% propre. En effet, certains barrages, dans la région Amazonienne, inondent de vastes surfaces de forêts primaires qui, une fois inondées, relâchent d’énormes quantités de méthane… et au final, les barrages peuvent être jusque 4 fois plus polluant qu’une centrale thermique de puissance équivalente…

 

Considérer l’environnement comme un tout (on ne contrôle pas tout)

Selon l’université de de Los Angeles, la Sibérie contiendrait 70 milliards de tonnes de méthane (source : Echo-Nature.com). Or, ce gaz est 20 fois plus puissant que le CO2. L’équivalent de 1400 milliards de tonnes de CO–l’équivalent d’un siècle d’émission de COde l’Union Européenne, les USA et la Chine réunis… dorment dans les tourbières en Sibérie. Or la Sibérie se réchauffement beaucoup plus vite que le reste du monde. Et lorsque ces tourbières dégèlent, elles dégazent… de façon qu’on ne peut pas contrôler, suivant le schéma suivants.

 

Or, le réchauffement climatique induit des effets sur l’Homme. Entre autres :
– Baisse des rendements agricoles : famines, …
– Dégâts naturels : plus d’inondations…
– Secteurs économiques ravagés : industrie du tourisme (face à invasion de méduse ou au renchérissement du coût du transport…), induisant plus de chômage, donc de pauvreté. Or, moins on a d’argent, moins aura de moyens financiers à mettre en œuvre pour lutter contre le réchauffement climatique

En gros, la pollution actuelle entraîne un effet qui peut être très dangereux – nos émissions, mais aussi les effets induits – en Sibérie, … Le retour de bâton sera très douloureux…

Rassurant non ? Juste pour détendre l’atmosphère et comprendre le concept en musique…

Synthèse

L’environnement est un tout, et bien souvent, lorsqu’on veut agir, le remède peut être pire que le mal. Par exemple, on s’est rapidement rendu compte que les biocarburants posent des problèmes pouvant être pire que le pétrole, les barrages Amazoniens peuvent être plus polluants que les centrales thermiques classiques… Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas agir, mais avant d’agir il faut considérer l’environnement comme un eco-systeme où changer un paramètre revient à changer la totalité du système. Une chose est sûre: avant de jouer aux apprentis sorciers, il existe une manière simple de limiter votre impact sur l’environnement sans aucun inconvénient: les économies d’énergie.

Que vous soyez adepte du minimalisme, de la décroissance ou simplement pragmatique et recherchez l’efficacité et les économies d’argent en diminuant une facture d’énergie, les possibilités de faire des économies d’énergie ne manquent pas. Pour découvrir ces différentes techniques, je vous invite à lire les différents articles de ce blog, et surtout à mettre en pratique ces conseils 😉

Cet article est désormais terminé. J’espère qu’il vous a plu et bonne visite sur Eco-malin.com

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