10 raisons de croire au développement durable (Partie 2)

[Suite de l’article 10 raisons de croire au développement durable – Partie 1] Bien que la planète soit en danger (à cause de la hausse de consommation en énergie et en matières premières) de plus en plus de gens ou d’entreprises agissent en faveur de l’environnement. Découvrez dans cet article cinq nouvelles raisons de croire au développement durable.

 6. Le problème des déchets

Tous les ans, des millions de tonnes de déchets plastiques finissent en mer. Seul problème : le plastique est extrêmement lent à se biodégrader et s’accumule donc dans les océans, formant des immenses vortex de déchets plastiques. Le plus grand vortex de plastique est situé dans l’océan Pacifique, mesure 3,4 millions de km² (6 fois la superficie de la France) et est surnommé le « 8e continent »… Face à ce problème, on n’a que les yeux pour pleurer ? Non : Boyan Slat, un adolescent de 19 ans sensibilisé au problème en voyant de nombreux déchets plastiques lorsqu’il faisait de la plongée sous-marine, est en train de mettre en place The Ocean Clean Up, un dispositif qui a pour ambition de nettoyer les océans de leurs déchets plastiques !

Autres innovations

7. De l’électricité volcanique

Situé près du Rwanda, le lac Kivu abrite 60km3 de méthane dissout qui, s’il remontait en masse, pourrait causer des millions de morts (et polluer : le méthane est un gaz à effet de serre 20 fois plus puissant que le dioxyde de carbone). Face à ce problème social majeur, un projet de récupération de ce gaz dissous dans les eaux du lacs est en train d’être mis en place. À terme, il pourrait doubler la production électrique du Rwanda (et donc donner l’accès à l’électricité a de nombreux villageois) de façon écologique et économique.

8. Blablacar

Trouvant absurde l’idée de devoir payer un billet de train cher alors même que de nombreuses voitures circulent avec une seule personne à bord, Frédéric Mazzella lança en 2004 le site covoiturage.fr (devenu entretemps Blablacar) qui permet de limiter la pollution en partageant une voiture entre plusieurs passagers. Le dirigeant estime avoir contribué à diminuer les émissions de CO2 à hauteur de 750 000 tonnes, et le site est en pleine explosion : 20 millions d’inscrits dans 19 pays, un nombre de trajets qui doublent chaque année et le site s’étend à l’international (Blablacar se développe en Inde, en Turquie, au Mexique…). Désormais l’écologie n’est plus qu’une affaire de hippie, mais crée désormais des emplois et des entreprises prospères.

9. Ecoparc de Kalunborg

L’Homme produit de façon linéaire (minerais > matière première > objet > déchet) tandis que la nature elle est circulaire : tout est recyclé, le déchet de l’un (carcasse ou bois mort) est la nourriture de l’autre… Face à ce constat simple, mais implacable, des entreprises polluantes de Kalunborg (au Danemark) se sont mises en symbiose pour que les déchets d’une usine servent de ressource à une autre. Ainsi :

  • La raffinerie de pétrole donne ses eaux usées et du gaz à la centrale électrique située à côté, et d’autres de ses déchets servent à fabriquer des engrais agricoles.
  • La chaleur résiduelle de la centrale au charbon sert à chauffer les habitations et les fermes piscicoles, les cendres sont réutilisées pour faire du ciment, et le gypse est réutilisé pour faire du plâtre

10. Ailleurs en Chine

La croissance Chinoise a permis à ce pays de redevenir la première puissance économique mondiale en 2014, mas cette croissance économique s’est faite largement grâce à l’énergie du charbon, un minerai bon marché et très présent en Chine. La conséquence : la Chine est devenue le premier polluer mondial et rejette chaque année 10 milliards de tonnes de CO2, le double des États-Unis. Certes, les Chinois sont plus nombreux que les Américains, mais le Chinois moyen pollue désormais plus que le Français moyen. L’avenir de la planète serait-il donc compromis ? Non en Chine comme ailleurs, de nombreuses choses sont mises en place pour préserver l’environnement. Ainsi en Chine :

  • 100 millions de scooters électriques sont en circulation
  • Le nombre de voitures autorisées à circuler est désormais limité. À Pékin, il faut gagner la carte grise à une tombola, à Shanghai, les cartes grises sont vendues aux enchères.
  • À Guansu, une éolienne est dressée toutes les 40 minutes. L’objectif ? Fournir 20 Gw (l’équivalent de 20 réacteurs nucléaires) en énergie renouvelable
  • À Pékin, les voitures ont interdiction de rouler un jour par semaine
  • Chaque année le pays investit chaque année 80 milliards d’euros pour construire 5000 kilomètres de voies ferrées. Le pays construit de nombreux métros pour lutter contre la voiture
  • Des nouvelles normes antipollution ont été mises en place dans le dernier plan quinquennal

Gageons que ces mesures portent leurs fruits dans les années à venir.

Lire aussi : Développement durable en Chine : 7 choses que vous ignorez


Conclusion

Avec la hausse de la population et la croissance économique, les besoins de l’humanité en énergie et en matières premières n’ont jamais été aussi importants qu’aujourd’hui. Imaginer que les millions de gens d’Afrique ou du sous-continent indien voudront eux aussi bénéficier du confort moderne peut laisser redouter le pire.

Heureusement, je pense qu’il n’en sera rien. La planète est bien plus forte que nous et elle survivra (avec ou sans nous). Quant aux Hommes, ils sauront trouver la solution une fois au pied du mur. La  question est : cela ne sera pas trop tard si l’homme attend d’être au pied du mur pour réagir ?

À titre personnel, je ne pense pas. En effet, les énergies fossiles sont énormément subventionnées (plusieurs milliers de milliards d’euros chaque année) et leur prix ne peut que monter en raison de leur raréfaction (la baisse récente du pétrole n’est à mon sens pas durable). Quant au prix des énergies renouvelables, leur efficacité ne cesse de monter et leur prix ne cesse de descendre. Financièrement parlant, les États, les grandes entreprises (comme Total, qui est un des leaders de… l’énergie solaire) comme les consommateurs auront de plus en plus d’intérêt à privilégier les énergies renouvelables. Preuve s’il en faut :

  • Le constructeur automobile Tesla produit des voitures électriques de plus en plus performantes, et vaut déjà deux fois plus en bourse que PSA.

Outre les innovations des grands industriels, les citoyens eux aussi savent innover. En Afrique, des inventeurs ont inventé un savon qui repousse les moustiques qui transmettent la malaria. Des jeunes inventent des systèmes pour nettoyer les océans ou qui produisent de l’électricité tout en purifiant l’eau sale. Des citoyens préfèrent acheter des légumes auprès d’AMAP qu’auprès de grands supermarchés. Le covoiturage se développe, le transport propre aussi (vélo électrique, trottinette électrique…).

Entre les nouvelles normes des États (isolation énergétique de l’habitat, norme antipollution des voitures), les innovations technologiques des grands groupes, les inventions des citoyens, les changements de mode de vie (développement du télétravail et du covoiturage) et la crise économique qui incite à fonctionner à l’économique, le développement durable a de beaux jours devant lui.

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